C‘est une scène courante dans les films hollywoodiens, dans les émissions de téléréalité les plus regardées et dans es romans policiers à succès : des chefs erratiques, exigeants et inconséquents qui rendent la vie insupportable à leurs employés, notamment à ceux qui travaillent à leurs côtés, ainsi qu’aux chefs de partie et aux serveurs qui n’en peuvent plus. Ce personnage de fiction est, malheureusement, très réel dans de nombreuses cuisines professionnelles.
Il s’agit d’un stéréotype, et d’une réalité, que le secteur de la restauration travaille à changer. Avec raison. Si les grands esprits déchaînés de la gastronomie plaisent aux spectateurs, aux adeptes de la téléréalité et aux amateurs de polars, ils font aussi, pour le dire simplement, du tord à la restauration.
« Créer un environnement de travail professionnel et respectueux est essentiel pour le secteur de la restauration. Il est encore difficile d’attirer un personnel et intéressé et qualifié, notamment en cuisine », déclare Jeff Dover, président de fsSTRATEGY, une entreprise de conseil en gestion de Toronto spécialisée dans le secteur hôtelier.
Jeff Dover fait remarquer que les employés, surtout les jeunes, valorisent la qualité et les aspects sociaux de leur environnement de travail et comparent leurs expériences à celles de leurs amis. « Ils veulent faire une différence, apporter leur contribution et sont à la recherche de commentaires constructifs qui reconnaissent leurs efforts et les aident à se construire. Si la rémunération est importante, la qualité de l’expérience de travail l’est aussi. »

L’équation de la valeur
Nombre de personnes travaillant dans des restaurants se sentent en fait dévalorisées. Des études mondiales menées par Unilever Food Solutions ont montré qu’un employé de cuisine sur quatre a été physiquement maltraité en milieu professionnel et que près des deux tiers des chefs ont souffert de dépression en raison de leur travail. L’étude a aussi révélé qu’environ 74 % des chefs manquent de sommeil au point d’être épuisé, que plus de la moitié se sent au bord du point de rupture et que 34 % se sentent sous- estimés quotidiennement.
« Ce n’est pas surprenant que le roulement du personnel de cuisine soit si important et que de nombreux jeunes renoncent à une carrière dans la restauration et se tournent vers d’autres domaines », déclare Kyla Tuori, cadre-cheffe exécutive chez Unilever au Canada à Toronto.
Pour aider les cuisines professionnelles à être plus respectueuses et créer une culture valorisant le respect et la santé, Unilever a lancé Fair Kitchens, un mouvement consacré uniquement à construire un meilleur avenir pour les chefs et les cuisiniers grâce au soutien et à la reconnaissance du bien-être psychologique et physique.
Kyla Tuori note qu’il y a cinq valeurs essentielles qui peuvent significativement changer les habitudes du secteur. Sur le plan émotionnel, le personnel doit se sentir encouragé à parler ouvertement et être félicité pour un travail bien fait. Sur le plan pratique, les chefs doivent dégager du temps pour que les employés puissent prendre des pauses, respirer l’air frais et voir la lumière du jour. « Nous nous reposons, nous détendons et nous rechargeons où nous le pouvons », déclare Kyla Tuori.
« Ce n’est pas surprenant que le roulement du personnel de cuisine soit si important et que de nombreux jeunes renoncent à une carrière dans la restauration et se tournent vers d’autres domaines »
Kyla Tuori, chef d’entreprise d’Unilever pour le Canada
Bien embaucher
La première étape pour permettre un travail respectueux et positif es d’embaucher avec discernement, conseille Jeff Dover.
- CONSEIL : « Choisissez des candidats ayant un comportement correspondant au travail à effectuer. Les compétences peuvent s’apprendre; il est plus difficile de changer un comportement. »
Il recommande aussi que les propriétaires et les chefs discutent avec les employés.
- CONSEIL : « Définissez clairement les attentes, passez en revue les progrès et faites des commentaires constructifs afin qu’ils puissent évoluer à leur poste. Encouragez la créativité. »
Donner aux employés les moyens de prendre des décisions leur permettra aussi d’exceller dans le travail et leur donnera la maîtrise nécessaire de ce qu’ils font. Une autre des valeurs principales de FairKitchen est liée à ce principe : susciter la passion. « Nous formons, encadrons et inspirons la prochaine génération. Nous alimentons la flamme », ajoute Kyla Tuori.
La valeur ultime du mouvement Fair Kitchens fait appel aux employés, particulièrement à ceux qui dirigent les équipes, afin qu’ils travaillent collectivement : il est nécessaire d’intégrer la diversité et de respecter les individualités. « Habituellement, les employés quittent leur patron, pas leur travail », note Jeff Dover. « Les propriétaires et les cadres doivent traiter les employés de la même manière qu’ils s’attendent à être traités eux-mêmes, et comprendre la valeur que chaque personne apporte à l’entreprise. Il est essentiel que ces valeurs soient prises en compte dans les deux sens. »
Créer une nouvelle culture prendra du temps, mais c’est un objectif atteignable.
« Vous savez que vous y êtes arrivé quand l’environnement de travail est plein d’énergie de créativité et qu’il y a de la passion quand vous servez d’excellents plats pour lesquels tout le monde a travaillé comme une équipe », ajoute Kyla Tuori. « Vous pouvez réussir sans sacrifier le bien-être et la vie personnelle. »
Qu’est-ce que
Une cuisine équitable se définit comme :
- une entreprise financièrement stable à laquelle les clients et les employés sont fidèles parce qu’ils partagent des valeurs.
- un environnement de travail structuré, positif, axé sur l’humain et dirigé par un chef cuisinier.
- une cuisine qui suit un code de conduite mettant en avant clairement les comportements et les cinq valeurs essentielles établies pour changer les pratiques du secteur de la restauration.

Pour en savoir plus sur #FairKitchen, consultez http://www.fairkitchens.com/fr/About.html
Discuter
Nous parlons si nous avons quelque chose à dire et nous faisons en sorte que les autres fassent de même.
Susciter la passion
Nous formons, conseillons et inspirons la génération future. Nous alimentons la flamme.
Agir ensemble
Peu importe notre origine ethnique, notre sexe ou notre religion, nous partageons le même objectif. Nous nous respectons mutuellement, nous évitons tout abus et nous demandons « Tu vas bien ? » si nous avons l’impression que quelqu’un ne va pas bien.
Prendre le temps
Nous faisons des pauses, pour prendre l’air et voir la lumière du jour. Nous nous reposons, nous nous détendons et nous rechargeons nos batteries dès que c’est possible.
Dire « bon travail »
Lorsque l’un de nous fait du bon travail, nous le lui disons car un compliment peut égayer sa journée.
Quand il était adolescent, Jordan Boesch était un « artiste du sandwiche » dans un restaurant à service rapide renommé, une expérience dans une entreprise familiale qu’il a quittée en 2014 pour fonder 7shifts, une compagnie qui offre ses services dans l’ensemble de l’Amérique du Nord. En termes simples, 7shifts est une plateforme web et mobile de communication et de gestion des horaires pour les restaurateurs. Elle fournit des outils pour gérer les horaires et le coût de la main-d’œuvre, entre autres fonctions.
Économiser du temps et de l’argent
7shifts, mais aussi d’autres programmes comme HotSchedules, propose aux restaurateurs et aux gestionnaires une expérience simplifiée en libre-service pour répondre aux problèmes récurrents, et parmi les plus exigeants, auxquels il faut faire face pour la gestion de la main-d’œuvre, des horaires et de la dotation en personnel.
Ces programmes peuvent permettre aux exploitants d’économiser énormément de temps et d’argent selon Jordan Boesch, et leur permettre de maîtriser leurs objectifs en termes de main-d’œuvre. « Notre plateforme donne à un gestionnaire la possibilité de voir en temps réel s’il va dépasser ou respecter le budget qu’il s’est fixé pour le personnel », déclare Jordan Boesch, en ajoutant que le système 7shifts permet de prévoir à la fois les ventes et les coûts.
7shifts aide aussi les employés à communiquer avec le gérant et à envoyer des commentaires sur leur période de travail. « Si je devais tout résumer, je dirais que nous ne sommes pas seulement une plateforme pour les gestionnaires, mais aussi pour les employés en les aidant à s’engager davantage dans l’entreprise. »

Démêler le chaos des horaires
Jordan Boesch a vécu de près le chaos du processus d’attribution des horaires. « Il y avait toujours beaucoup de mémos collés et de papiers partout, ainsi que des notes manuscrites concernant des échanges d’horaires ou les disponibilités des employés. Cela m’a donné l’idée d’améliorer la situation. »
La gestion de la main-d’œuvre est un point central des plateformes comme 7shifts, et Jordan Boesch insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas simplement de faire venir suffisamment d’employés aux bons horaires. « Nous utilisons les données de l’historique d’un point de vente (PDV) et nous examinons les renseignements météorologiques et la saison. Nous prenons en compte toutes ces variables qui pourraient avoir une influence sur la quantité de travail nécessaire pour satisfaire la demande dans votre établissement pour une période donnée. Nous établissons cela pour chaque restaurant, et on peut ensuite ajuster selon les besoins et selon ces informations. »
En coulisse, comme dans la plupart des technologies actuelles, il y a l’apprentissage machine, c’est-à -dire les algorithmes et les modèles utilisés par le système permettant d’améliorer ses prévisions au fur et à mesure. L’entreprise s’appuie sur le travail de ses propres équipes d’apprentissage machine et de traitement scientifique des données qui optimisent l’utilisation de divers paramètres tels que la météo et les saisons, mais aussi le niveau de compétence des employés. Le résultat, c’est moins de temps perdu à établir les horaires de travail et plus de temps consacré à travailler avec le personnel, à pousser les ventes, et donc à augmenter les profits.
« Il y avait toujours beaucoup de mémos collés et de papiers partout, ainsi que des notes manuscrites concernant des échanges d’horaires ou les disponibilités des employés. Cela m’a donné l’idée d’améliorer la situation. »
Jordan Boesch, 7shifts
Favoriser la rétention du personnel
Les plateformes comme 7shifts permettent aussi aux gérants de mieux contrôler le « cycle de vie des employés » dans un restaurant : l’embauche, la formation, les horaires et la rétention. Le secteur de la restauration a le taux de roulement des employés le plus élevé en Amérique du Nord, et cela a des conséquences pour les restaurants. « Les restaurants commencent à examiner de près le taux de roulement des employés et le coût induit dans la gestion globale. Perdre un employé peut coûter entre 3 000 et 5 000 $, et jusqu’à 20 000 $ quand il s’agit d’un cadre », fait-il remarquer. « Si 5 000 $ de viandes disparaissent de votre réfrigérateur, vous iriez probablement regarder les vidéos de surveillance. Et pourtant, les exploitants s’accommodent encore de voir un taux élevé de roulement des employés. »
« Avec 7shifts, le retour sur investissement est important, ne serait-ce qu’en permettant aux exploitants d’optimiser les horaires des employés », précise Jordan Boesch. Il ajoute qu’une partie des économies se fait en empêchant l’accumulation des coûts induits par les employés arrivant plus tôt que leur service. La plateforme permet aussi de réduire de 80 % le temps passé à composer les horaires. « Il retire au gérant la responsabilité de fixer les horaires et laisse les employés déterminer eux-mêmes leurs horaires de travail. Le gérant n’intervient que lorsque son approbation est nécessaire. »


Adoption des technologies
« Il est de plus en plus courant pour les restaurants d’utiliser les technologies », constate Jordan Boesch. « Le secteur du service alimentaire a été d’une manière générale lent à adopter les technologies, mais cela veut aussi dire que de nombreuses entreprises technologiques ont encore beaucoup à lui offrir. » Il pense que cette tendance va se poursuivre, parce que les jeunes restaurateurs et les jeunes exploitants entrent en poste. « Ils vont d’abord regarder les technologies infonuagiques. C’est une tendance enthousiasmante et elle va s’étendre. »
Alors que nous allons bientôt commencer l’année 2020, Jordan Boesch pense que c’est le bon moment pour penser à la stratégie pour les 12 prochains mois. « Songez à comment vous allez impliquer votre personnel et gérer le travail. Continuer à faire comme avant, c’est peut-être continuer à perdre de l’argent. »
Source: The Dish
PrintPizza de flan au fruit
Pour cette pizza dessert, utilisez un mélange de baies de saison et de pêches en tranches et de framboises en saison.
- Cook Time: 10
- Total Time: 10 minutes
- Yield: 1-2 1x
Ingredients
- 1 pain plat précuit Rich’s Rustic 12 x 5 po (code du produit: 13162)
- 75 g crème pâtissière
- 70 g fraises, tranchées
- 65 g bleuets
- 75 g mûres
- 35 g framboises
- Sucre glace en garniture
Instructions
- Préchauffer le four à 400°F (200°C). Placer le pain plat sur une plaque de cuisson. Cuire jusqu’à ce qu’il soit bien chaud.
- Étaler la crème pâtissière. Disposer les baies dessus. Saupoudrer d’une c. à t. (5 ml) de sucre glace avant de couper en 
tranches et servir.
Notes

Chocolat blanc et pudding au pain à la cardamome
- Yield: 8–10 1x
Ingredients
- 2 œufs
- ½ tasse cassonade
- Graines de 6 gousses de cardamome, écrasées
- 2 tasses crème à fouetter (35 %)
- 2 tasses lait entier
- 4 tasses croûtons de pain au raisin et d’une miche de ciabatta aux noix de Grenoble (vieux d’un jour
- 2 oz chocolat blanc, haché
- 1/3 de tasse amandes, hachées
Sauce au caramel :
- ½ tasse + 2 c. à s.crème fraîche
- 2 c. à s. gingembre finement râpé
- 1 tasse sucre
- 1 c. à t. jus de citron frais
Instructions
- Dans un grand bol, battre les œufs, la cassonade et les graines de cardamome. Incorporer la crème et le lait en remuant. Ajouter les croûtons de pain et bien mélanger.
- Préchauffer le four à 350 ° F. Transférer le mélange dans un moule carré de 9 po ou dans 10 à 
12 ramequins de 4 onces. Saupoudrer de chocolat blanc et d’amandes.
- Mettre au four le moule de 9 po pendant 55 à 60 minutes ou les 10 à 12 ramequins de 4 onces pendant 20 minutes. Servir très chaud ou tiède. Si vous préférez que votre pudding soit plus sucré, ajoutez un peu de votre sauce au caramel préférée.
Sauce au caramel
- Dans une petite casserole, faire mijoter ½ tasse de crème fraîche avec le gingembre pour environ
10 minutes. Réserver.
- Dans une autre petite casserole à fond épais, faire chauffer le sucre avec le jus de citron à petit feu, en remuant souvent, jusqu’à ce que le sucre se caramélise et prenne une teinte brun pâle, 
10 à 15 minutes. Incorporer en remuant les 2 autres cuillerées à soupe de crème fraîche. Retirer du feu.
- Passer la crème dans un bol et verser le caramel en le fouettant jusqu’à ce qu’il soit lisse. Servir tiède.
Notes

Beigne bonbonnière
Un dessert original qui est entre autres un choix parfait pour les anniversaires. Des beignes gâteau nature MaplehurstMD enrobés d’une crème au beurre chocolatée qui dissimulent une montagne de bonbons en leur centre. On peut décorer le tout de bonbons et le servir avec une crème fouettée, et une chandelle!
- Yield: 12 1x
Ingredients
- M&MMD
- bonbons surs Sour Patch Kids
- SkittlesMD
- moules miniatures au beurre d’arachide
- crème fouettée
- bonbons décoratifs
- 24 beignes gâteau nature MaplehurstMD, décongelés
Crème au beurre chocolatée
- 3 c. à soupe beurre, ramolli
- 1½ tasse sucre
- 1/3 tasse cacao
- ¼ tasse lait
- 1 c. à thé vanille
Instructions
- Faire cuire les beignes dans un four préchauffé à 375 °F, puis laisser refroidir.
- Pour préparer la crème au beurre, battre le beurre jusqu’à ce qu’il soit crémeux, puis ajouter le sucre et le cacao et bien mélanger. Ajouter graduellement le lait en remuant. Ajouter la vanille et bien remuer.
- Tartiner deux beignes gâteau de crème au beurre et les empiler. Laisser refroidir.
- Remplir le milieu des beignes de bonbons jusqu’à ce que ça déborde sur le dessus. Garnir d’une rosette de crème fouettée et de bonbons décoratifs.
Notes
