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Le recrutement et la fidélisation du personnel constituent depuis longtemps l’un des plus grands défis des exploitants de services alimentaires, et le COVID-19 a fait monter l’intensité. Les restrictions en matière de santé publique, les lockdowns, la perte de postes d’employés, l’incertitude quant à la sécurité de l’emploi et l’appréhension des pratiques de santé et de sécurité sont autant de facteurs qui ont fait monter la pression sur les RH. 

Dans son enquête sur les perspectives des restaurants pour le troisième trimestre de 2021, Restaurants Canada indique que 93 % des répondants sont confrontés à une pénurie de travailleurs, et que 50 % d’entre eux disent être aux prises avec une pénurie importante de personnel. Les trois quarts des répondants ont déclaré que la pénurie de main-d’œuvre a exercé plus de pression sur les propriétaires et le personnel de gestion pour qu’ils travaillent plus d’heures. Sept répondants sur dix ont déclaré qu’ils réduisaient leurs heures d’ouverture. Lorsqu’ils en ont les moyens, 63 % d’entre eux ont déclaré qu’ils augmentaient les salaires pour inciter le personnel à travailler pour eux.

La crise est particulièrement aiguë dans le secteur de services alimentaires, note Jeff Dover, directeur chez fsSTRATEGY Inc. « Les inscriptions sont en baisse dans les programmes culinaires à travers le Canada, donc l’aide n’est pas à l’horizon, et c’est surtout maintenant que les exploitants doivent faire preuve d’innovation. »


The Wage Question

« Les augmentations du salaire minimum obligent l’industrie à restructurer les budgets d’exploitation et les opérations dans leur ensemble. Les opérateurs sont en concurrence avec d’autres industries qui offrent des taux de rémunération plus élevés. »

Laura Traynor, directrice de district pour ADP Canada

La rémunération devient un défi pour toutes les industries, et plus particulièrement pour les services alimentaires. « Les augmentations du salaire minimum obligent l’industrie à restructurer les budgets d’exploitation et les opérations dans leur ensemble », explique Laura Traynor, directrice de district pour ADP Canada. « Les opérateurs sont en concurrence avec d’autres industries qui offrent des taux de rémunération plus élevés, même pour ceux qui ont peu ou pas d’expérience professionnelle ou d’études postsecondaires. » 

En intensifiant leur jeu de recrutement, d’embauche et de rétention, les exploitants peuvent rivaliser avec succès pour la main-d’œuvre et faire fonctionner leurs restaurants au maximum de leur efficacité. En s’inspirant des autres, les restaurants peuvent attirer des travailleurs qui pourraient être attirés par des plateformes comme UberEats et DoorDash en offrant de la flexibilité. 

« Il est important que les exploitants continuent d’apprendre et d’être à l’avant-garde des tendances », déclare Laura Traynor d’ADP. « Les employés se sentiront plus en sécurité et seront plus enclins à rester s’ils savent que leur employeur est au fait des dernières législations et réglementations en matière de santé et de sécurité. »

Les défis salariaux pour les restaurateurs

Les salaires sont en hausse dans tout le pays, et certains exploitants paient beaucoup plus que le salaire minimum. L’un d’eux est Alex Moore, propriétaire de Bampot House of tea and Board Games, à Toronto. Il paie ses employés 22,50 dollars de l’heure, avant les pourboires. « Je travaille dans ce secteur depuis longtemps, et j’ai honnêtement l’impression qu’un salaire convenable est le strict minimum que je peux faire. Je ne veux pas que les personnes qui travaillent pour moi aient à lutter. J’ai donc fait en sorte que les chiffres fonctionnent. » 

M. Moore affirme que le fait d’offrir un salaire convenable contribue à améliorer le moral des employés et à les fidéliser. Il envisage également d’instaurer une grille salariale et une participation aux profits avec ses trois employés. « Je suis à la peine, mais je veux que cela se réalise parce que c’est la bonne chose à faire ». 

L’augmentation du salaire minimum a créé un effet domino dans ce secteur et dans beaucoup d’autres, explique Laura Traynor d’ADP. « Les nouveaux employés étant embauchés à un taux plus élevé qu’auparavant, met la pression sur les employeurs pour qu’ils augmentent le taux des employés plus anciens afin de maintenir une structure de rémunération équitable. »


Les défis salariaux pour les restaurateurs

« Les primes à la signature et les primes de fidélisation, ainsi que la flexibilité des horaires, peuvent contribuer au recrutement et à la fidélisation. »

Jeff Dover, directeur chez fsSTRATEGY Inc.

Sur de nombreux marchés, offrir le salaire minimum ne suffit pas, et de nombreux employeurs offrent bien plus que cela pour retenir les talents. « Les candidats savent qu’ils peuvent obtenir des salaires supérieurs au salaire minimum et ne se contentent pas de cela », explique M. Dover de fsSTRATEGY. « Les primes à la signature et les primes de fidélisation, ainsi que la flexibilité des horaires, peuvent contribuer au recrutement et à la fidélisation. »

Principaux conseils pour recruter et fidéliser les travailleurs de services d’accueil :

« Tout cela a un coût pour les exploitants, mais les consommateurs sont prêts, du moins à court terme, à accepter des augmentations de prix », ajoute M. Dover. « Ajustez les heures d’ouverture si vous le devez et fermez lorsque ce n’est pas rentable. Avec une semaine de cinq jours, une équipe centrale peut travailler à temps plein avec deux jours de repos. »  

Utilisez la technologie pour renforcer l’autonomie de votre personnel de restaurant 

Des solutions tierces comme HR Assist d’ADP peuvent aider les exploitants à rester au courant et à appliquer correctement les politiques gouvernementales qui évoluent rapidement. « La mise en œuvre de solutions technologiques pour simplifier la planification et la gestion des demandes de congés payés des employés permet de naviguer plus efficacement dans l’inconnu », explique Shubh Mann, directeur des ventes – réseaux chez ADP Canada. « Donner aux employés le pouvoir de consulter leurs horaires à l’avance, de demander des jours de congé et d’échanger des journées de travail leur permet d’avoir plus de contrôle sur leur équilibre travail-vie personnelle et, à long terme, peut contribuer à réduire le roulement du personnel. »

Les meilleurs conseils de Shubh Mann aux restaurateurs : 

Utilisez une planification intelligente dans votre restaurant

« En examinant les données historiques de vos ventes, vous pouvez anticiper autant que possible la dotation en personnel et planifier en conséquence », dit Shubh Mann. « Si possible, apprenez à connaître un peu la vie de vos employés en dehors du travail et planifiez leur horaire en conséquence. Par exemple, un parent de trois enfants sera peut-être mieux placé pour gérer l’affluence du midi et les étudiants célibataires préféreront probablement le poste du soir. »

La robotique et l’intelligence artificielle restaurants

Essayez le commerce de détail robotisé pour atténuer les pénuries de personnel

La robotique et l’intelligence artificielle (IA) ont fait des progrès dans toutes les industries et les secteurs des restaurants et d’accueil ne font pas exception, rapporte Restaurants Canada. La robotique de détail fait son chemin dans les expériences de restauration – depuis l’assainissement et la désinfection jusqu’au service et à l’accueil. Des marques comme GreenCo Robots ouvrent la voie en matière d’applications robotiques dans les restaurants.

Dirigée par l’ingénieur Liang Yu, l’entreprise basée à Edmonton utilise une quarantaine de robots à travers le Canada. « L’idée n’est pas de remplacer complètement les gens », explique-t-il. « Le robot est un assistant pour les tâches répétitives et à forte intensité de main-d’œuvre, comme le service de table et la livraison d’eau. »

Kitty Tong, propriétaire du restaurant Golden Ocean Seafood à Vancouver, explique qu’ils ont utilisé leur robot pour aider à servir la nourriture et alléger certains problèmes de personnel pendant la pandémie. Le robot a également suscité l’intérêt de clients réguliers et d’autres personnes qui en ont entendu parler et par les médias. « Les adultes et les enfants aiment prendre des photos avec « Bella ». Ils trouvent que le robot a une impression très spéciale et fraîche. »

Les robots GreenCo coûtent entre 16 000 et 30 000 dollars, selon le modèle, et la société propose un programme de location avec option d’achat sur trois ans et un essai d’une semaine.

Les clients fidèles sont des clients réguliers, donc les motiver avec des offres de valeur qui récompensent leur engagement envers votre marque est définitivement une situation gagnant-gagnant.

Les consommateurs ont pris l’habitude d’être récompensés pour leur activité depuis les années 1700, et les Canadiens sont en moyenne membres de huit programmes de fidélisation par foyer. Pour les restaurants, l’introduction d’un programme de fidélité offre une multitude d’avantages.

« Pour donner vie aux programmes de fidélité les plus simples, les exploitants peuvent impliquer davantage les clients en ajoutant un aspect ludique ou même en incorporant des récompenses surprises dans leurs programmes », recommande Anne Mills, responsable de la connaissance des consommateurs chez Technomic. « Avec un programme de récompenses, les marques peuvent également exploiter de grandes données pour mieux comprendre le comportement des consommateurs et offrir des expériences plus personnalisées. Ceci, à  son tour, entraînera un trafic et des ventes répétés ».

Source : Rapport de Technomic sur les tendances de consommation des LSR au Canada en 2018


« Avec un programme de récompenses, les marques peuvent également exploiter de grandes données pour mieux comprendre le comportement des consommateurs et offrir des expériences plus personnalisées. Ceci, à  son tour, entraînera un trafic et des ventes répétés ».

Anne Mills, senior manager of consumer insights at Technomic

Construire votre marque

Développer le « bon » programme de fidélisation pour votre concept de restaurant peut apporter de nombreux avantages, tels qu’une meilleure expérience pour les clients, une meilleure position de la marque et des retours financiers :

Expérience du client

Une coupe de champagne gratuite, un repas à  prix réduit, des gâteries d’anniversaire gratuites et des avantages qui surprennent les invités au moment de la caisse ou du paiement, tout cela évoque une association positive de la marque des invités qui leur donne le sentiment d’être bien considérés et appréciés, et de revenir pour en avoir plus. Souvent, le calcul de ce qui a été dépensé pour obtenir la récompense est négligé, ce qui a pour conséquence de fidéliser les clients.

La notoriété de la marque

Les expériences positives des marques de restaurant conduisent à  un bouche-à -oreille positif, qui à  son tour conduit à  un plus grand nombre de fesses dans les sièges. En cette ère numérique, les critiques positives, le partage social et l’augmentation du trafic sur les sites web sont essentiels à  la survie d’un restaurant. Ces opportunités sont donc d’énormes avantages lorsqu’on envisage un programme de fidélité..

Rentabilité financière

Le fait est que la fidélité à  la marque équivaut à  une augmentation des ventes. En moyenne, les clients inscrits à  un programme de fidélisation efficace dépenseront 46 % de plus pour votre entreprise, car ils vous rendent visite en moyenne 35 % de plus. Ces résultats sont obtenus en proposant un programme facile à  utiliser où l’invité apprécie les avantages de la récompense

Programmes de fidélité pour les restaurant

Pour commencer

Demander à  votre invité de rejoindre un autre programme de fidélité est une grande DEMANDE du point de vue du consommateur. Il est essentiel de garder à  l’esprit leurs craintes, leurs défis quotidiens, leurs habitudes de dépenses et leur comportement décisionnel pour mettre en place un programme de récompense de la fidélité conçu pour « votre invité ».

Alors, qu’est-ce qui va inciter les clients de VOTRE restaurant à  se sentir à  l’aise pour fournir leurs informations personnelles et à  s’intéresser à  la gestion d’une autre application sur leur téléphone, ou à  porter une autre carte plastique dans leur portefeuille ?

Voici où commencer pour comprendre le paysage de la fidélisation du point de vue des opérations et des clients :

Identifiez

Identifiez les applications ou systèmes de fidélisation qui s’adapteront le mieux à  votre système de point de vente existant afin d’éviter les frais supplémentaires d’équipement, d’intégration et de formation.

Trouvez les meilleurs programmes numériques de récompense et de fidélisation pour vous

Ces programmes sont devenus de plus en plus populaires ces dernières années, avec le passage des téléphones portables aux portefeuilles numériques. Un processus d’acquisition plus simple, moins de plastique dans les portefeuilles physiques des clients, un suivi automatique des récompenses et des mises à  jour pour les utilisateurs, des coûts de marketing réduits et une exposition quotidienne à  la marque ne sont que quelques-uns des avantages du passage au numérique.

Programmes de fidélité pour les restaurant

Faites une analyse comparative

Examinez la facilité avec laquelle les clients peuvent adhérer au programme directement sur le point de vente ou par le biais de canaux numériques, la profondeur des données des rapports, l’automatisation et le support marketing des déclencheurs, la facilité d’échange des récompenses, la flexibilité dans le développement de nouvelles récompenses et incitations, et la structure tarifaire du programme.

(5 tips for restaurant loyalty programs)

Soyez l’invité !

Rejoignez les programmes de fidélisation des restaurants qui existent déjà  pour comprendre l’expérience de l’utilisateur final, pour évaluer la valeur des diverses récompenses, depuis les offres de menus gratuits jusqu’à  l’accumulation de points.

Envisager l’acquisition de membres

C’est l’objectif initial de tout programme de fidélisation, mais où cette étape a-t-elle un sens dans votre expérience actuelle d’invité ? Pour les restaurants à  service rapide avec un comptoir de commande, la demande « rejoignez-nous » est beaucoup plus authentique lorsque vos clients passent leur commande. Cependant, dans les restaurants à  service rapide et à  service assis, les messages sur les tables et les reçus peuvent s’intégrer plus facilement dans l’expérience des clients, avec des messages subtils du serveur relatifs aux avantages que l’on peut obtenir en adhérant au programme de fidélité.

Créer un rôle dédié

Désignez une personne au sein de votre équipe pour jouer le rôle d’expert en matière de récompense et de fidélisation. Cette étape est essentielle à  la réussite du programme, car il ne se gèrera pas tout seul. L’organisation d’un programme de fidélisation réussi commence dès le début. Ces différentes étapes fourniront à  votre équipe des informations précieuses qui l’aideront à  identifier le type de programme de fidélisation qui permettra de fidéliser les clients, d’augmenter la taille des chèques, mais aussi d’être gérable pour le personnel, des opérations de façade au siège social.

C‘est une scène courante dans les films hollywoodiens, dans les émissions de téléréalité les plus regardées et dans es romans policiers à  succès : des chefs erratiques, exigeants et inconséquents qui rendent la vie insupportable à  leurs employés, notamment à  ceux qui travaillent à  leurs côtés, ainsi qu’aux chefs de partie et aux serveurs qui n’en peuvent plus. Ce personnage de fiction est, malheureusement, très réel dans de nombreuses cuisines professionnelles.

Il s’agit d’un stéréotype, et d’une réalité, que le secteur de la restauration travaille à  changer. Avec raison. Si les grands esprits déchaînés de la gastronomie plaisent aux spectateurs, aux adeptes de la téléréalité et aux amateurs de polars, ils font aussi, pour le dire simplement, du tord à  la restauration.

« Créer un environnement de travail professionnel et respectueux est essentiel pour le secteur de la restauration. Il est encore difficile d’attirer un personnel et intéressé et qualifié, notamment en cuisine », déclare Jeff Dover, président de fsSTRATEGY, une entreprise de conseil en gestion de Toronto spécialisée dans le secteur hôtelier.

Jeff Dover fait remarquer que les employés, surtout les jeunes, valorisent la qualité et les aspects sociaux de leur environnement de travail et comparent leurs expériences à  celles de leurs amis. « Ils veulent faire une différence, apporter leur contribution et sont à  la recherche de commentaires constructifs qui reconnaissent leurs efforts et les aident à  se construire. Si la rémunération est importante, la qualité de l’expérience de travail l’est aussi. »

L’équation de la valeur 

Nombre de personnes travaillant dans des restaurants se sentent en fait dévalorisées. Des études mondiales menées par Unilever Food Solutions ont montré qu’un employé de cuisine sur quatre a été physiquement maltraité en milieu professionnel et que près des deux tiers des chefs ont souffert de dépression en raison de leur travail. L’étude a aussi révélé qu’environ 74 % des chefs manquent de sommeil au point d’être épuisé, que plus de la moitié se sent au bord du point de rupture et que 34 % se sentent sous- estimés quotidiennement.

« Ce n’est pas surprenant que le roulement du personnel de cuisine soit si important et que de nombreux jeunes renoncent à  une carrière dans la restauration et se tournent vers d’autres domaines », déclare Kyla Tuori, cadre-cheffe exécutive chez Unilever au Canada à  Toronto. 

Pour aider les cuisines professionnelles à  être plus respectueuses et créer une culture valorisant le respect et la santé, Unilever a lancé Fair Kitchens, un mouvement consacré uniquement à  construire un meilleur avenir pour les chefs et les cuisiniers grâce au soutien et à  la reconnaissance du bien-être psychologique et physique.

Kyla Tuori note qu’il y a cinq valeurs essentielles qui peuvent significativement changer les habitudes du secteur. Sur le plan émotionnel, le personnel doit se sentir encouragé à  parler ouvertement et être félicité pour un travail bien fait. Sur le plan pratique, les chefs doivent dégager du temps pour que les employés puissent prendre des pauses, respirer l’air frais et voir la lumière du jour. « Nous nous reposons, nous détendons et nous rechargeons où nous le pouvons », déclare Kyla Tuori.


« Ce n’est pas surprenant que le roulement du personnel de cuisine soit si important et que de nombreux jeunes renoncent à  une carrière dans la restauration et se tournent vers d’autres domaines »

Kyla Tuori, chef d’entreprise d’Unilever pour le Canada

Bien embaucher 

La première étape pour permettre un travail respectueux et positif es d’embaucher avec discernement, conseille Jeff Dover.

Il recommande aussi que les propriétaires et les chefs discutent avec les employés.

Donner aux employés les moyens de prendre des décisions leur permettra aussi d’exceller dans le travail et leur donnera la maîtrise nécessaire de ce qu’ils font. Une autre des valeurs principales de FairKitchen est liée à  ce principe : susciter la passion. « Nous formons, encadrons et inspirons la prochaine génération. Nous alimentons la flamme », ajoute Kyla Tuori.

La valeur ultime du mouvement Fair Kitchens fait appel aux employés, particulièrement à  ceux qui dirigent les équipes, afin qu’ils travaillent collectivement : il est nécessaire d’intégrer la diversité et de respecter les individualités. « Habituellement, les employés quittent leur patron, pas leur travail », note Jeff Dover. « Les propriétaires et les cadres doivent traiter les employés de la même manière qu’ils s’attendent à  être traités eux-mêmes, et comprendre la valeur que chaque personne apporte à  l’entreprise. Il est essentiel que ces valeurs soient prises en compte dans les deux sens. »

Créer une nouvelle culture prendra du temps, mais c’est un objectif atteignable.
« Vous savez que vous y êtes arrivé quand l’environnement de travail est plein d’énergie de créativité et qu’il y a de la passion quand vous servez d’excellents plats pour lesquels tout le monde a travaillé comme une équipe », ajoute Kyla Tuori. « Vous pouvez réussir sans sacrifier le bien-être et la vie personnelle. »

Qu’est-ce que

Une cuisine équitable se définit comme :

Pour en savoir plus sur #FairKitchen, consultez http://www.fairkitchens.com/fr/About.html

Discuter

Nous parlons si nous avons quelque chose à  dire et nous faisons en sorte que les autres fassent de même. 

Susciter la passion 

Nous formons, conseillons et inspirons la génération future.  Nous alimentons la flamme. 

Agir ensemble 

Peu importe notre origine ethnique, notre sexe ou notre religion, nous partageons le même objectif.  Nous nous respectons mutuellement, nous évitons tout abus et nous demandons « Tu vas bien ? » si nous avons l’impression que quelqu’un ne va pas bien. 

Prendre le temps 

Nous faisons des pauses, pour prendre l’air et voir la lumière du jour. Nous nous reposons, nous nous détendons et nous rechargeons nos batteries dès que c’est possible. 

Dire « bon travail » 

Lorsque l’un de nous fait du bon travail, nous le lui disons car un compliment peut égayer sa journée. 

Quand il était adolescent, Jordan Boesch était un « artiste du sandwiche » dans un restaurant à  service rapide renommé, une expérience dans une entreprise familiale qu’il a quittée en 2014 pour fonder 7shifts, une compagnie qui offre ses services dans l’ensemble de l’Amérique du Nord. En termes simples, 7shifts est une plateforme web et mobile de communication et de gestion des horaires pour les restaurateurs. Elle fournit des outils pour gérer les horaires et le coût de la main-d’œuvre, entre autres fonctions.

Économiser du temps et de l’argent

7shifts, mais aussi d’autres programmes comme HotSchedules, propose aux restaurateurs et aux gestionnaires une expérience simplifiée en libre-service pour répondre aux problèmes récurrents, et parmi les plus exigeants, auxquels il faut faire face pour la gestion de la main-d’œuvre, des horaires et de la dotation en personnel.

Ces programmes peuvent permettre aux exploitants d’économiser énormément de temps et d’argent selon Jordan Boesch, et leur permettre de maîtriser leurs objectifs en termes de main-d’œuvre. « Notre plateforme donne à  un gestionnaire la possibilité de voir en temps réel s’il va dépasser ou respecter le budget qu’il s’est fixé pour le personnel », déclare Jordan Boesch, en ajoutant que le système 7shifts permet de prévoir à  la fois les ventes et les coûts.

7shifts aide aussi les employés à  communiquer avec le gérant et à  envoyer des commentaires sur leur période de travail. « Si je devais tout résumer, je dirais que nous ne sommes pas seulement une plateforme pour les gestionnaires, mais aussi pour les employés en les aidant à  s’engager davantage dans l’entreprise. »

Démêler le chaos des horaires

Jordan Boesch a vécu de près le chaos du processus d’attribution des horaires. « Il y avait toujours beaucoup de mémos collés et de papiers partout, ainsi que des notes manuscrites concernant des échanges d’horaires ou les disponibilités des employés. Cela m’a donné l’idée d’améliorer la situation. » 

La gestion de la main-d’œuvre est un point central des plateformes comme 7shifts, et Jordan Boesch insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas simplement de faire venir suffisamment d’employés aux bons horaires. « Nous utilisons les données de l’historique d’un point de vente (PDV) et nous examinons les renseignements météorologiques et la saison. Nous prenons en compte toutes ces variables qui pourraient avoir une influence sur la quantité de travail nécessaire pour satisfaire la demande dans votre établissement pour une période donnée. Nous établissons cela pour chaque restaurant, et on peut ensuite ajuster selon les besoins et selon ces informations. »

En coulisse, comme dans la plupart des technologies actuelles, il y a l’apprentissage machine, c’est-à -dire les algorithmes et les modèles utilisés par le système permettant d’améliorer ses prévisions au fur et à  mesure. L’entreprise s’appuie sur le travail de ses propres équipes d’apprentissage machine et de traitement scientifique des données qui optimisent l’utilisation de divers paramètres tels que la météo et les saisons, mais aussi le niveau de compétence des employés. Le résultat, c’est moins de temps perdu à  établir les horaires de travail et plus de temps consacré à  travailler avec le personnel, à  pousser les ventes, et donc à  augmenter les profits.


« Il y avait toujours beaucoup de mémos collés et de papiers partout, ainsi que des notes manuscrites concernant des échanges d’horaires ou les disponibilités des employés. Cela m’a donné l’idée d’améliorer la situation. » 

Jordan Boesch, 7shifts

Favoriser la rétention du personnel

Les plateformes comme 7shifts permettent aussi aux gérants de mieux contrôler le « cycle de vie des employés » dans un restaurant : l’embauche, la formation, les horaires et la rétention. Le secteur de la restauration a le taux de roulement des employés le plus élevé en Amérique du Nord, et cela a des conséquences pour les restaurants. « Les restaurants commencent à  examiner de près le taux de roulement des employés et le coût induit dans la gestion globale. Perdre un employé peut coûter entre 3 000 et 5 000 $, et jusqu’à  20 000 $ quand il s’agit d’un cadre », fait-il remarquer. « Si 5 000 $ de viandes disparaissent de votre réfrigérateur, vous iriez probablement regarder les vidéos de surveillance. Et pourtant, les exploitants s’accommodent encore de voir un taux élevé de roulement des employés. »

« Avec 7shifts, le retour sur investissement est important, ne serait-ce qu’en permettant aux exploitants d’optimiser les horaires des employés », précise Jordan Boesch. Il ajoute qu’une partie des économies se fait en empêchant l’accumulation des coûts induits par les employés arrivant plus tôt que leur service. La plateforme permet aussi de réduire de 80 % le temps passé à  composer les horaires. « Il retire au gérant la responsabilité de fixer les horaires et laisse les employés déterminer eux-mêmes leurs horaires de travail. Le gérant n’intervient que lorsque son approbation est nécessaire. »

Adoption des technologies

« Il est de plus en plus courant pour les restaurants d’utiliser les technologies », constate Jordan Boesch. « Le secteur du service alimentaire a été d’une manière générale lent à  adopter les technologies, mais cela veut aussi dire que de nombreuses entreprises technologiques ont encore beaucoup à  lui offrir. » Il pense que cette tendance va se poursuivre, parce que les jeunes restaurateurs et les jeunes exploitants entrent en poste. « Ils vont d’abord regarder les technologies infonuagiques. C’est une tendance enthousiasmante et elle va s’étendre. »

Alors que nous allons bientôt commencer l’année 2020, Jordan Boesch pense que c’est le bon moment pour penser à  la stratégie pour les 12 prochains mois. « Songez à  comment vous allez impliquer votre personnel et gérer le travail. Continuer à  faire comme avant, c’est peut-être continuer à  perdre de l’argent. »

Source: The Dish

Vous êtes embauché!

On voudrait que ce soit si facile. Cette phrase présume qu’il excite une réserve inépuisable de personnes compétentes, dynamiques, volontaires, et bien sûr expérimentées, prêtes à  travailler en salle ou en cuisine. Malheureusement, dans les secteurs du service alimentaire et de l’hôtellerie, ce n’est pas vraiment le cas. 

Selon le sondage de Restaurant Canada pour le troisième trimestre 2019, la main-d’œuvre conserve la tête de liste des problèmes des restaurateurs. «â€‰Huit sondés sur dix déclarent que le coût élevé de la main-d’œuvre a des conséquences négatives sur leur activité et 59 % font état d’une pénurie d’employés ».

Alors que de nombreux exploitants cherchent à  réduire la voilure, à  automatiser ou même à  ne plus autant recourir à  des employés (songez aux cuisines fantômes, aux établissements qui ne font plus que de la livraison ou des plats à  emporter), d’autres doivent encore répondre aux défis des embauches.

«â€‰Les employeurs expriment leur frustration quand il leur faut trouver des candidats, s’assurer qu’ils se présentent à  un entretien et arrivent à  l’heure convenue le premier jour », remarque Jeff Dover, consultant principal de fsSTRATEGY inc., une entreprise  qui propose sont expertise aux exploitants de service alimentaire et de l’hôtellerie. «â€‰Il y a un si grand nombre d’offres d’emploi que certains nouveaux employés travaillent une semaine, puis ne reviennent plus. Les employeurs doivent donc trouver des moyens de fidéliser les candidats dès leur embauche. »

La clé, c’est innover 

Certains restaurateurs cherchent judicieusement à  se tourner vers des moyens innovants pour trouver et retenir les talents.  Fini le temps des CV papier et des entrevues laborieuses : il suffit d’examiner en ligne quelques courtes vidéos des candidats et les contenus qu’ils ont publiés pour que l’employeur se fasse en deux minutes une idée et sache si cela vaut la peine de le rencontrer, ajoute Jeff Dover. Et même si le secteur du service alimentaire n’abandonnera jamais complètement l’étape de l’entrevue qui permet à  l’employeur de se faire une idée du comportement d’un candidat, de ses compétences en communication verbales et non verbales, de sa «â€‰conduite » et de son apparence, le processus d’embauche est actuellement en train d’évoluer. 


«â€‰Un de nos clients organise actuellement ses entretiens d’embauche de cette façon afin d’évaluer efficacement l’entregent et la capacité à  évoluer au sein d’une équipe de ses employés potentiels. »

David Hopkins, The Fifteen Group President and Restaurant Consultant

Séances de réseautage éclair

De nombreux employeurs du secteur de l’hôtellerie se déplacent pour participer à  des salons de l’emploi. Durant ces événements de réseautage éclair, les dirigeants à  la recherche de candidats en profitent non seulement pour embaucher du personnel compétent, mais aussi pour se constituer une banque d’employés potentiels.

«â€‰Participer à  des entrevues groupées est un moyen efficace pour rencontrer et évaluer des candidats. Cela permet de se rendre compte comment ils interagissent avec les autres et se comportent au sein d’un groupe sans être soumis à  la pression d’une entrevue individuelle », précise David Hopkins, président et consultant de The Fifteen Group. «â€‰Un de nos clients organise actuellement ses entretiens d’embauche de cette façon afin d’évaluer efficacement l’entregent et la capacité à  évoluer au sein d’une équipe de ses employés potentiels. »

Utilisez les médias sociaux

«â€‰Si vous avez plusieurs postes à  pourvoir, vous pouvez organiser un événement collectif d’embauche », ajoute David Hopkins. «â€‰Vous pouvez en faire part en le diffusant par un avis aux médias, sur un site d’emploi ou sur Facebook. Ce genre d’événement permet de faire circuler largement l’information sur vos offres de poste et donne l’occasion à  votre équipe de rencontrer un large panel de candidats en une seule journée. » 

Facebook constitue un outil d’affaires fiable pour toucher un plus grand nombre de personnes qu’un site d’annonces d’emplois. Instagram devient aussi un moyen répandu et attrayant (utilisez des images et des couleurs) pour recruter, notamment les candidats les plus jeunes. 

Des bannières publicitaires affichées sur des sites choisis et des publications en ligne peuvent aussi faire savoir que vous souhaitez recruter du personnel. «â€‰Cette méthode vous permet de cibler les personnes qui ne cherchent pas activement un emploi ou ne consultent pas les sites de recrutement », précise David Hopkins.

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La technologie est un précieux allié

Vous pourriez aussi utiliser des applications destinées aux pigistes. Selon David Hopkins,  Staffy (https://staffy.com/). est une des solutions les plus utilisées. «â€‰Elles permettent de trouver le nombre nécessaire de pigistes pour des événements spéciaux ou même lorsque vous avez ponctuellement besoin de personnel supplémentaire. » Cette solution peut être une solution rentable pour trouver du personnel en cas de besoin.

Une entreprise (qui n’est pas un restaurant) a utilisé une idée originale. Exceldor, une coopérative de traitement des volailles titulaire de la licence canadienne de la marque Butterball devait embaucher rapidement du personnel dans son usine. Cet automne, ils ont installé dans un arrêt d’autobus un système de vidéo à  distance.  Il suffisait aux candidats potentiels de prendre le combiné téléphonique au-dessus duquel était écrit  «â€‰Nous embauchons en direct. Décrochez. » Des entrevues rapides se tenaient sur place et les postes ont été pourvus.

Des amis bien utiles

Récemment, McDonald’s Canada, en collaboration avec l’agence publicitaire Cossette, a lancé une campagne innovante intitulée «â€‰Venez avec un ami » : les personnes intéressées étaient invitées à  déposer conjointement leurs candidatures pour ensuite être embauchées et travailler ensemble. Cette démarche est particulièrement intéressante pour les plus jeunes employés du service alimentaire dont c’est peut-être le premier emploi. Cela permet non seulement d’embaucher, mais aussi en même temps d’attirer des employés potentiels.

Organiser des «â€‰embauches entre amis » n’est pas réservé aux grandes chaînes comme McDonald’s. C’est une stratégie qui convient aux établissements de toute taille.

Élargir sa cible

Pourquoi ne chercher à  recruter que des jeunes? La cible des employés potentiels est plus large. De nombreux retraités encore très actifs et moins intéressés par l’argent sont prêts à  travailler à  des horaires flexibles et peuvent être d’une aide précieuse. De plus, ajoute Jeff Dover «â€‰Embaucher des personnes souffrant d’un handicap est de plus en plus répandu, et c’est important pour les entreprises. »

Quelle que soit votre démarche pour répondre à  vos besoins en personnel, la flexibilité est un critère important, non seulement en ce qui concerne la personne que vous embauchez, mais aussi dans votre manière d’y arriver.