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Avec l’arrivée des jours plus frais, se préparer à un retour à la restauration intérieure est une pratique annuelle dans le secteur de services alimentaires. L’automne est le moment de commencer à réduire les activités des terrasses et d’introduire plus d’articles de menu qui utilisent au mieux la générosité de la récolte.

C’est également un bon moment pour revoir les procédures opérationnelles, selon le consultant Lionel Morey de Vancouver Island Hospitality Consulting. « Pourquoi ne pas lancer une conversation avec votre représentant des services alimentaires de confiance pour lui demander son avis sur les tendances, les idées ou les nouveaux produits? J’ai parlé à un gérant qui était ravi que son représentant lui ait parlé d’abandonner les bougies à combustible liquide pour ses tables pour des bougies rechargeables – un coût initial qui a été amorti en moins d’un hiver. » 

La fin de l’été est généralement synonyme de grands changements de personnel, car de nombreux employés retournent à l’école ou s’engagent dans d’autres changements de vie. Examinez attentivement le nombre de membres de l’équipe dont vous aurez besoin en fonction de vos prévisions de ventes, puis déterminez combien vous devez en embaucher et quand vous devez commencer à les former. Raccourcissez légèrement les heures de travail pour retenir davantage de personnel clé pendant les temps morts et éviter de payer des heures supplémentaires. 

Beautiful Fall Patio

La période des terrasses touche à sa fin, que faire?

Créez une liste de contrôle de ce qu’il faut faire pour l’entreposage hivernal des meubles, des pots de fleurs et des stands/bars/stations d’appoint extérieurs. « J’ai une cliente qui fait don de ses fleurs à un établissement local pour personnes âgées qui a de la place pour elles et elle les récupère au printemps – un gain pour tout le monde ! Pour les meubles, n’oubliez pas de vérifier les spécifications du fabricant en matière de nettoyage et de stockage. La règle de base est la suivante : nettoyer/sécher/empiler/stocker idéalement dans une pièce chaude et à humidité contrôlée », explique M. Morey. 

Pensez à une terrasse couverte et chauffée. C’est un excellent moyen d’attirer les clients qui ne sont pas prêts à retourner à l’intérieur, explique Jenny Companion, vice-présidente des opérations orientales de l’agence de conseil en hôtellerie The Fifteen Group. « Cela offre également plus d’options aux exploitants en cas de changement des restrictions concernant les repas à l’intérieur. » 

Si votre trafic ralentit à l’automne, la saison est le moment idéal pour programmer un nettoyage en profondeur et effectuer des réparations, des améliorations et un entretien saisonnier. Pensez également aux petits détails, comme la mise à jour de votre liste d’écoute musicale, l’audition de spectacles en direct et l’essai d’un nouveau plan de table. 

Le changement est dans l’air

L’automne peut être le moment idéal pour envisager de modifier le style et la disposition des sièges, dit Mme Companion. « Remplacer les sièges fixes par des chaises et des tables plus flexibles peut être un bon moyen d’accueillir plus d’invités et un investissement intelligent pour l’automne et les températures plus fraîches lorsque les invités choisissent l’intérieur. Être flexible si les restrictions changent sera un atout pour les opérateurs. »


« Remplacer les sièges fixes par des chaises et des tables plus flexibles peut être un bon moyen d’accueillir plus d’invités et un investissement intelligent pour l’automne. »

Jenny Companion, vice-présidente des opérations orientales, The Fifteen Group

C’est aussi le moment de commencer à penser au retour des grands groupes et des célébrations de la saison des fêtes, dit Mme Companion. « Être préparé est la clé pour vendre ce type d’activité et capitaliser sur les opportunités. »

Mettez en valeur les fruits de la récolte 

Il n’est jamais trop tôt pour commencer à planifier un menu d’automne construit autour de quelques considérations clés : 

N’oubliez pas qu’une tête de chou-fleur à 3 $ se transforme en une tête à 7 $ en janvier, alors aiguisez votre crayon et calculez les coûts en fonction des chiffres de pointe que vous verrez. « Impliquer vos fournisseurs dans ces conversations peut vous éviter bien des soucis », conseille M. Morey. 

Rechargez vos batteries! 

Si vous êtes une entreprise saisonnière et que l’automne et l’hiver sont vos temps morts, profitez-en pour trouver cet insaisissable équilibre entre vie professionnelle et vie privée. « Envoyez votre chef cuisinier en voyage de recherche et développement pour voir ce qui est à la mode, planifiez une sortie pour la direction qui soit à la fois amusante et légère, et éloignez-vous de votre entreprise autant que possible pour diminuer la fatigue et l’épuisement professionnel si souvent associés aux restaurants », dit M. Morey. 

Détendez-vous un peu 

Préparez-vous pour les jours (et les nuits !) où les restrictions seront levées et où les gens pourront à nouveau se réunir à l’intérieur. Les pubs ont du succès avec une soirée ouverte aux amateurs de musique ou un spectacle comique, les restaurants ont des promotions originales que les clients adorent, comme « tirez à pile ou face et vous payez double ou rien », ou font des défis alimentaires, dit M. Morey. 

« Les salons de cocktail haut de gamme peuvent proposer une boisson spéciale « choix du croupier » ou inviter des experts du secteur pour une soirée amusante de questions-réponses avec les clients ou, plus généralement, avec d’autres personnes du secteur. Les offres de fin de soirée se développent également rapidement, alors laissez vos équipes impliquer les employés les plus juniors dans ces promotions et ils bénéficieront à la fois de l’expérience et de la camaraderie – un véritable exercice de consolidation d’équipe. » 

Masked Server

Considérations pour les restaurants sur la pandémie COVID-19

Avec COVID-19, il y a beaucoup plus à prendre en compte, et une planification minutieuse et une attention aux détails sont encore plus cruciales. 

Penser à l’avenir 

Sources : CDC et CCHST

Masques

La santé et la sécurité restent très importantes dans l’esprit du consommateur. Il est important de suivre les directives provinciales et municipales et d’afficher et de communiquer vos actions à vos clients, dit Mme Companion. « Au-delà de cela, l’essentiel est de rester diligent dans l’application de ces restrictions pour la sécurité de votre personnel. »

Le CCHST recommande à tous les exploitants de services alimentaires de mettre en œuvre une politique de port de masque. Exiger des employés qu’ils portent correctement des masques bien construits et bien ajustés. Les masques doivent couvrir le nez, la bouche et le menton sans espace. 

Vaccins 

Autres ressources sur le COVID :

Le déjeuner toute la journée? Nous pouvons remercier les médias sociaux d’avoir popularisé cette tendance. Il y a quelques années, une tempête sur Twitter a aidé McDonald’s Canada à décider que le « déjeuner toute la journée » était là pour rester.

Et qui sont ces clients sur Twitter? Ceux de la génération Y, bien sûr. Les plus jeunes parmi eux en particulier, aussi appelés les « trailing millennials », changent la donne dans les services de restauration. Une étude de grande envergure sur les habitudes alimentaires des Canadiens, de grande envergure, menée par Ipsos Canada, montre que les personnes de la génération Y « consomment de petits repas tout au long de la journée selon leurs besoins ». Ils sont à la recherche de solutions alimentaires correspondant à leur mode de vie non conventionnel. Selon l’étude d’Ipsos, ils « font les choses à des moments qu’ils choisissent eux-mêmes. Ils n’ont jamais connu les « fermé le dimanche », ils achètent quand ils le veulent et nombre d’entre eux travaillent dans des conditions qui satisfont à leurs besoins d’avoir leur propre emploi du temps ». 


«( La génération Y) font les choses à des moments qu’ils choisissent eux-mêmes. Ils achètent quand ils le veulent et nombre d’entre eux travaillent dans des conditions qui satisfont à leurs besoins d’avoir leur propre emploi du temps ». 

Ipsos Canada

Les exploitants des services alimentaires, et pas seulement McDonald’s, s’en sont aperçu et adaptent leur offre à ces attentes.

Au Canada et aux États-Unis, la cohorte de la génération Y est maintenant aussi nombreuse que celles des bébés boomers, selon Statistiques Canada. Elle est aussi, de loin, la partie la plus importante de la population active. Ces chiffres sont significatifs et soulignent l’importance de prendre en compte la démographie dans un 21e siècle de « post croissance ».

Pour écrire son livre « A Taste of Generation Yum: How the Millennial Generation’s Love for Organic Fare, Celebrity Chefs, and Microbrews Will Make or Break the Future of Food, » Eve Turow Paul, qui fait elle-même partie de la génération Y, a passé près de 4 ans à consulter des travaux universitaires et à rencontrer ses pairs ainsi que des prescripteurs des tendances alimentaires comme Anthony Bourdain et Michael Pollan.

La génération Y est la clé du succès de votre restaurant

L’idée de ce livre lui est venue alors qu’elle observait des élèves de sa classe. « Une des filles en face de moi racontait qu’un établissement proposait chaque jour un yaourt glacé avec une saveur différente. Elle avait leur numéro de téléphone et les appelait quotidiennement pour savoir qu’elle était le parfum du jour. »

Cette observation lui a inspiré le début de ses recherches. À retenir!

Quoi?

La génération Y est la plus obsédée par la nourriture

La troisième loi de Newton stipule que pour toute action, il y a une réaction égale et opposée. Après tout le temps passé sur l’écran de leur téléphone ou d’autres appareils, il n’est pas surprenant que la génération Y soit à la recherche de choses plus tangibles, réelles et palpables.

Pourquoi?

La génération Y est au centre de la collision entre des facteurs positifs et négatifs. 

Le côté négatif : cynisme politique et récession économique durable. Le côté positif : accès sans cesse croissant à des technologies et de l’information. Le résultat est mitigé et quelque peu contradictoire. De nombreuses études ont constaté dans la génération Y un fort niveau d’anxiété, de dépression et de tendances suicidaires. Cependant, l’accès à la technologie et aux médias sociaux leur donne le goût de l’autonomie, de la communauté et du contrôle dont ils souhaitent disposer.

Et maintenant?

Eve Turow Paul le dit franchement : « Je pense que nous devons permettre à la génération Y d’apposer sa propre marque sur l’alimentation.  Nous devons en faire quelque chose de tendance. Je ne pense pas que ce soit une génération de personnes qui souhaitent juste faire le bien ; je pense qu’ils sont narcissiques et se préoccupent d’abord de leurs propres intérêts. Je pense que nous nous efforçons de créer notre propre marque. »

Ce que mangent, ou ne mangent pas, les personnes de la génération Y est autant une part de leur identité que les réseaux sociaux auxquels elles se connectent.  Les étiquettes « produits locaux, bio, sans gluten, OGM, producteur unique, biodynamique, végane, élevé en plein air, paléo, commerce équitable » sont de puissants attracteurs pour ce groupe.

Vous vous demandez comment mieux aborder ce groupe? Il n’y a pas de solution unique. Selon Environics Analytics, ce groupe est en fait très hétéroclite. Au-delà du « je vis chez mes parents » et du « j’ai quitté le nid », il existe parmi eux plus d’une douzaine d’archétypes uniques, qu’ils soient culturels, ethniques, éducationnels, moraux ou économiques.

La génération Y adore la technologie

La génération Y adore la technologie

Ils ont cependant en commun la technologie. 90 % d’entre eux possèdent un téléphone intelligent, un chiffre significativement plus élevé que les Canadiens plus âgés. C’est pourquoi il est essentiel pour les restaurants de créer une présence en ligne où les clients peuvent facilement trouver leur menu. 

La plateforme tout-en-un Sociavore aide les exploitants de services alimentaires indépendants à gérer leur activité de restauration en ligne – de la présence professionnelle sur le web à la commande, aux commentaires des clients, aux paiements et aux analyses – afin qu’ils puissent atteindre cette cohorte technophile.

Conseils essentiels pour que les restaurateurs attirent la génération Y

Si vous vous souvenez de l’Encyclopédie Britannica, des repas télé Swanson, des lignes partagées, des boîtiers pour la télévision, des vélos à  selle banane, des radiotransistors, du catalogue Sears Wishbook , et de la dernière parade de la Stanley Cup à  Toronto, vous êtes sûrement un baby-boomer ou le parent de l’un d’eux.

Les baby-boomers demeurent, selon Statistique Canada, le groupe d’âge le plus important au Canada. Ils approchent toutefois d’un point de basculement. à€ un moment donné, dans un avenir pas trop lointain, le segment de marché des baby-boomers (nés entre 1946 et 1964) ne sera plus le plus grand segment de marché en termes de population. Il est inévitable que les millénaires dépassent les baby-boomers en nombre. Mais ce n’est pas tout.

Les generations canadiennes

Les générations canadiennes

  • Baby-boomers : 1946-1964
    Baby-boomers de début de période : à‚ge : 54-65 ans
    Baby-boomers de fin de période : à‚ge : 66-72 ans
  • Génération X : 1965 à  1979
    à‚ge : 42-56 ans
  • Génération Y : 1980 à  1994
    à‚ge : 27-41, enfants des baby-boomers, souvent appelés les millénariaux
  • Génération Z : 1995 à  2010
    à‚ge : 11-26 ans, la dernière génération, encore sans appellation

Les baby-boomers représentent encore le plus grand groupe de la population canadienne. Mais leur importance dans l’économie est bien supérieure à  leur place démographique. Même si les premiers et derniers baby-boomers vieillissent, ils resteront une force de consommation avec laquelle il faudra compter.

Pas encore disparu

Il y a près de cinq décennies, moins de 1 Canadien sur 12 était un aîné (65 ans et plus). Au milieu des années 1990, ce chiffre était passé à  près de 1 sur 8. En 2011, lorsque les premiers membres de la génération du baby-boom ont franchi le seuil, le nombre de personnes âgées a commencé à  exploser. En 2030, soit dans moins de dix ans, près de 1 Canadien sur 4 sera un aîné.

à€ certains égards, l’âge d’or des baby-boomers pourrait être un âge d’or pour les achats discrétionnaires et les loisirs. Plus de la moitié d’entre eux ont encore un revenu familial supérieur à  60 000 $ par an, et seulement un quart environ des foyers de la génération du baby-boom ont encore des enfants à  la maison qui n’ont pas réussi à  se lancer.

Les consommateurs Baby Boomer Baby Boomer

La fin n’est pas tout à  fait proche

Au Canada, vers 1976, près de 12 % des emplois étaient occupés par une personne âgée de 55 ans ou plus. En comparaison, le taux de participation actuel a presque doublé pour atteindre 21,5 %. Cela signifie que plus d’un emploi sur cinq est occupé par une personne qui, il y a une génération, approchait de la retraite ou l’avait déjà  atteinte.

Dans son article intitulé « Like it or not, the Boomers are here to work » (Que cela vous plaise ou non, les baby-boomers sont là  pour travailler), Linda Nazareth a inventé le terme « Perennials » pour décrire les baby-boomers adultes qui travaillent – ils reviennent chaque année.

Cette tendance ne devrait pas s’atténuer de manière significative à  court terme. Mme Nazareth cite la prévision du Bureau of Labour Statistics des États-Unis selon laquelle, d’ici 2024, la cohorte des plus de 55 ans constituera le plus grand segment de la population active. Le Canada et les autres économies développées de l’Ouest seront probablement dans le même bateau.

Ils ne vont pas se laisser faire

Selon le rapport de Technomic sur les tendances des consommateurs par génération paru, plus de la moitié des personnes ayant entre 53 et 72 ans aux États-Unis utilisent un service alimentaire au moins une fois par semaine. 

Étant donné qu’ils sont peu enclins à  prendre leur retraite et qu’ils ont un pouvoir d’achat consolidé par le patrimoine personnel qu’ils se sont constitué, il semble intéressant de leur prêter attention. 

Voici quelques points à  retenir que Technomic a souligné pour les restaurateurs engagés.

Le défi pour les spécialistes du marketing est de fournir ce que les baby-boomers veulent à  mesure que leurs besoins évoluent au cours des derniers stades de leur vie. Il y a une tendance à  passer de la consommation ostentatoire à  une consommation plus expérimentale.

Même si, dans l’ensemble, l’appétit des baby-boomers pour la consommation ostentatoire diminue, les dépenses liées aux voyages, aux loisirs et à  la restauration restent une priorité. Cela vaut aussi bien pour les baby-boomers à  la retraite que pour ceux qui sont encore sur le marché du travail.

Les consommateurs Baby Boomer

Les habitudes alimentaires des baby-boomers ont évolué

Dans quelles mesures des goûts et des habitudes alimentaires des baby-boomers ont-ils évolué au cours des deux dernières décennies? Le groupe NPD dispose de plusieurs outils sondagiers qui suivent l’histoire de la consommation alimentaire au Canada, que ce soit au domicile ou en dehors. 

Par rapport au début du siècle, les baby-boomers ont sensiblement modifié leur consommation alimentaire :

Ils mangent plus :

Ils mangent moins :

Limiter la consommation de viande :

Que retenir?

Pour la première fois de son histoire, en 2017, le Canada avait plus d’habitants de 65 ans et plus que d’enfants de 14 ans et moins. 

La période d’influence des baby-boomers est loin de s’achever, un grand nombre d’entre eux travaillent encore ou participent à  la société par d’autres formes d’activité. Mais, de la même manière qu’ils ont demandé une attention particulière quand leur génération est entrée dans la vie active, les baby-boomers continuent de récompenser les restaurateurs qui sont à  leur écoute. 

Il paraît donc raisonnable de garder à  l’esprit les attentes et les contraintes imposées par les nombreux représentants de cette génération afin que la croissance de votre établissement continue d’en tirer le meilleur parti.

Raconter vos dîneurs baby-boomers

Les facteurs décidant des choix alimentaires des baby-boomers et de leur fréquentation des restaurants

Les consommateurs Baby Boomer