Nul besoin d’avoir fait l’École des beaux-arts pour agencer une assiette avec goût. Quelque part entre le restaurant Alinea de Chicago, où une attention scrupuleuse est portée au moindre détail, et une assiette servie à la cafétéria du coin, vous pouvez adopter un style qui va caractériser votre établissement. Dresser une assiette est un art personnel qui participe à la narration de votre carte.
Les menus ont changé de façon spectaculaire l’année dernière pour couvrir les pertes dues aux restrictions et aux fermetures. Des menus entiers ont été réduits, les menus sont devenus hyper ciblés et les éléments individuels restants ont été comprimés pour maximiser les profits. Vos plats ont-ils été adaptés en conséquence ?

Avec une touche artistique, une autre de mathématique et un brin de bon sens, vous arriverez à ajouter l’esthétique à la saveur. Voici comment :
L’art de dresser les assiettes
- Trouver la bonne focale. Tous les plats ont un point focal. Il s’agit vraisemblablement de l’ingrédient de départ que vous utilisez pour donner une saveur au plat. Vous devez porter votre attention sur cet ingrédient, généralement une protéine, et construire des parfums complémentaires autour. Vous utilisez le même principe pour le décor de l’assiette.
- Ajouter des touches de couleurs. Les couleurs de l’assiette participent à mettre en valeur le plat. Les assiettes blanches sont très utilisées, car elles fournissent un canevas vierge propice aux contrastes. Cependant, un ingrédient spécial et parfumé qui tend vers le beige bénéficierait davantage d’une assiette colorée. La vaisselle noire donne un contraste négatif qui se marie bien avec les ingrédients de couleur vive. La couleur des ingrédients peut être adaptée pour améliorer l’attrait visuel sans pour cela modifier sa saveur, par exemple en utilisant des rates violettes.
- Panacher les textures. Vous pouvez utiliser différentes textures en les panachant dans l’assiette pour trouver un équilibre et les modeler sans rien sacrifier du goût : ferme, tendre, moelleuse, granuleuse, aérée, floconneuse ou rêche.

Mathématiques
- Trouver la bonne taille. Il vaut mieux choisir une assiette suffisamment grande pour permettre de disposer les ingrédients sans qu’ils semblent entassés. Des assiettes surdimensionnées offrent une présentation théâtrale, mais peuvent donner l’impression que la portion est trop petite. Moins il y a de matières dans l’assiette, plus il est nécessaire que le point focal soit précisément disposé.
- Réduisez la taille. La perception de la quantité augmente si la taille de vos portions correspond à celle des assiettes, des bols ou des plateaux. En d’autres termes, des portions plus petites dans des assiettes plus petites. Réduire la taille des portions de 10 % tout en remplissant visuellement l’assiette est bénéfique pour vos résultats. Toutefois, si votre inventaire de vaisselle ne contient pas la taille dont vous avez besoin et que l’achat d’une nouvelle taille est hors budget, le placement et la disposition stratégique de plus petites portions sur des assiettes plus grandes peuvent encore vous aider.
- Vous devez suivre la règle des tiers. En restauration, cette règle indique de placer le point focal sur le côté gauche ou droit de l’assiette. Vous pouvez suivre cette règle très utilisée en photographie pour agencer avec élégance l’ingrédient principal dans votre assiette (ou votre bol et votre plat), quelle que soit sa forme ou sa taille.
- Faites des impairs. Bien que rien ne le prouve scientifiquement, nombre de chefs pensent qu’il est préférable de travailler avec un nombre impair d’éléments. Par exemple pour les crevettes ou les boulettes de viande, cela rendrait le plat plus visuellement attrayant et donnerait l’impression qu’il y a plus de matière. Un nombre pair d’éléments nécessite une disposition plus précise pour être bien équilibré.
- Observez les formes. Il faut prendre en compte la forme de l’assiette et celles des ingrédients. Dans une assiette carrée, les cercles (un trait de sauce en pointillé, une timbale de graines, des choux de Bruxelles) participent à une belle mise en scène. Utilisez la profondeur, la hauteur et tout votre bon sens.


Le bon sens
- Apprenez à vous intégrer. La façon dont le plat se lit sur le menu doit se traduire facilement dans l’assiette. Le client ne doit pas être désorienté lorsque la commande est placée sur la table. Les assiettes doivent être adaptées aux capacités de la cuisine et au niveau de compétence du personnel. Un mauvais choix d’assiette, sa taille et sa couleur, peuvent déstabiliser une cuisine bien organisée si elle n’a pas de place logique.
- Surveillez les tendances. Resserrer et réduire la taille des portions sur les menus, c’est faire preuve d’intelligence. Passez à la vitesse supérieure en présentant votre menu comme étant équilibré sur le plan nutritionnel pour toucher les clients qui ont envie d’une nourriture saine, savoureuse et belle.
- Le transport. Déplacez-vous avec l’assiette en main. Les ingrédients restent-ils à leur place ?
- Prenez du recul. Quand bien même votre assiette resplendit, il faut aussi qu’elle puisse être consommée. Asseyez- vous à la place du client et commencez à manger. L’expérience est-elle celle que vous cherchiez à procurer ?
Rappel :
- L’assiette doit être impeccable : pas d’égratignure, de traces de doigts, de fêlure ou de marque.
- Disposez les ingrédients rapidement sur l’assiette afin que la température reste idéale.
- Les ingrédients ne doivent pas toucher les bords de l’assiette.
- Choisissez un point focal par ingrédient.
- Assurez-vous que les serveurs connaissent le sens dans lequel l’assiette doit être posée.
La mise en valeur de vos aliments par une présentation soignée donne une première impression mémorable avant même que vos clients ne prennent une bouchée. S’ils prennent leur appareil photo avant leur fourchette ? Votre présentation est un chef-d’œuvre.
Gérer les attentes des clients en période de changement constant grâce à des tactiques de communication efficaces.
Il n’a jamais été aussi important pour le succès de votre établissement que de maintenir vos clients informés et au courant de ce à quoi ils peuvent s’attendre en mangeant dans votre établissement de services alimentaires. Le secteur de service alimentaire est en constante évolution, et pour maximiser les capacités autorisées de restauration, vous devez améliorer votre communication.
Commencez par garder ces questions clés à l’esprit pour adopter une approche plus tactique de votre communication :
- Qu’est-ce que les clients veulent savoir maintenant sur mon restaurant?
- Comment le message que nous communiquons les fera-t-il se sentir?
- Où et comment veulent-ils recevoir les messages?
- Comment vont-ils réagir et comment notre équipe peut-elle être prête?
La transparence est une tactique gagnante
D’abord et avant tout, une approche transparente et authentique est essentielle pour parvenir à une communication efficace qui permettra à vos clients de se sentir à l’aise, en sécurité et informés de la NOUVELLE expérience culinaire dans votre établissement. Soyez le premier à partager vos procédures de santé et de sécurité, les changements opérationnels tels que la mise à jour des sièges et des équipes, et les modifications de menu, afin que les clients sachent exactement à quoi s’attendre sans avoir à demander. Cette tactique contribuera à démontrer que votre équipe prend les changements de circonstances au sérieux, que vous êtes informé et que vous souhaitez offrir la meilleure expérience possible à vos clients.

Des informations cohérentes et à jour sont essentielles pour le marketing de votre restaurant
Dans un récent sondage, 59 % des personnes interrogées ont partagé qu’elles utilisent Google pour trouver des informations sur un restaurant, tandis que 41 % utilisent Instagram.
Les plateformes de réservation, les inscriptions sur les moteurs de recherche, votre site web, les médias sociaux et les sites web d’avis partagent tous des informations pertinentes sur votre restaurant qui éclairent la prise de décision des clients. Les informations figurant sur ces points de contact numériques doivent être à jour et cohérentes pour une sensibilisation maximale. Il n’y a rien de plus frustrant pour un client que de trouver un restaurant fermé alors qu’il est ouvert en ligne.
Voici les informations clés que les clients recherchent lorsqu’ils effectuent des recherches ; veillez à les mettre à jour :
- Politiques et procédures sanitaires
- Heures d’ouverture et heures de service
- Menus
- Système de réservation
- Options de plats à emporter et de livraison
- Spéciaux
- Informations de contact
- CONSEIL : Aidez à réduire les demandes de renseignements par courriel, les messages directs et les demandes de renseignements par téléphone en fournissant quelques questions fréquemment posées par les clients et des réponses à jour de l’équipe sur votre site Web, Facebook et la page Google Business !
Concentrez-vous sur le plaisir
Il est facile de nos jours de surutiliser la pandémie dans notre communication, cependant, lorsque le moment est venu, mettez l’accent sur les choses nouvelles et excitantes qui se passent dans votre restaurant pour inciter les clients à revenir manger et à continuer à commander. Les nouveaux menus, l’amélioration du service, les boissons de saison, le nouveau décor et le design, les événements de la fin de semaine et les célébrations d’occasions spéciales sont autant d’éléments à communiquer qui rappelleront aux clients pourquoi ils devraient choisir de dîner chez vous plutôt que chez un concurrent. Faites la promotion de ce pour quoi vous êtes le plus connu, et mettez-le en avant sur toutes vos plateformes de communication !


Devenez encore plus social
Les médias sociaux sont le moyen le plus simple et le plus rapide de partager avec les clients ce qui se passe dans votre établissement et de susciter une communication bidirectionnelle. Augmentez vos publications quotidiennes et partagez les expériences uniques de la marque qui exciteront le plus les clients. La santé et la sécurité étant au cœur des préoccupations des clients, veillez à ce que vos photos et vidéos montrent votre équipe en train de suivre les procédures appropriées afin de résoudre les préoccupations des clients ; la transparence est absolument la meilleure politique. Lorsque vous renforcez votre présence sur les médias sociaux, préparez-vous à une augmentation des demandes des clients par le biais de messages directs et de commentaires, et mettez en place un plan pour répondre dans les 24 heures. Les FAQ et les réponses sont également un outil utile lorsque vous répondez sur les médias sociaux.
Atterrir dans la boîte de réception
Que vous envoyiez des courriels mensuels ou que vous n’ayez jamais envoyé de communication par courriel depuis votre marque, c’est le moment d’entrer dans la boîte de réception. Vous allez vous battre pour l’espace, mais la communication par courriel est une excellente tactique pour fournir des informations plus détaillées aux clients afin de les tenir informés de vos événements hebdomadaires ou mensuels. Les courriels doivent être courts, avec un objet accrocheur, et inclure des hyperliens vers votre site Web ou vers un courriel direct pour plus d’informations. Utilisez le courriel pour diffuser des informations sur les opérations et la sécurité, les menus et les événements spéciaux.
- CONSEIL : Vous n’avez pas les moyens de faire appel à un créateur graphique? Essayez gratuitement Canva pour obtenir un bulletin électronique de marque bien conçue que vous pourrez créer en peu de temps.
Les clients sont impatients et enthousiastes à l’idée de retourner à la salle à manger, et l’approche la plus efficace pour remplir vos places est de communiquer des informations opportunes et précises qui définissent clairement les attentes des clients. Votre marque ne peut pas trop communiquer en ce moment ; il est temps de faire du bruit !
Chaque année, environ 20 % de tous les aliments produits au Canada (11 millions de tonnes) sont perdus ou gaspillés, selon Value Chain Management International (VCMI). Des données récentes recueillies auprès de l’industrie des services alimentaires (y compris les restaurants, les hôtels et les institutions) indiquent que 38 % des fruits et légumes, 21 % des produits laitiers, des œufs et des grandes cultures, et 20 % des produits carnés sont gaspillés.
Selon certaines estimations, les déchets représentent près de 60 %, soit 35,5 millions de tonnes métriques, pour une valeur totale de près de 50 milliards de dollars par an. Près de la moitié de ce chiffre, soit 11,2 millions de tonnes, pourrait être évitée. Il s’agit d’aliments qui auraient pu être consommés, mais qui ont été mis en décharge, incinérés ou gérés comme des déchets organiques.

Les entreprises qui s’attaquent à ce problème se concentrent généralement sur le don de nourriture, et elles sont désormais plus nombreuses à identifier les possibilités de réduire les déchets. Dans une enquête menée en 2019 auprès des membres de Restaurants Canada, 98 % ont déclaré recycler et 77 % surveillent, compostent ou donnent les restes de nourriture.
Une réduction de 1 % du gaspillage alimentaire peut entraîner l’équivalent d’une augmentation de 4 % des bénéfices, selon le VCMI.
| Avant que les aliments ne soient servis, les pertes dans la cuisine proviennent généralement des éléments suivants : |
|---|
| Des aliments préparés mais non servis |
| Stock excédentaire d’ingrédients |
| D’un manque d’espace de stockage |
| Les pertes post-consommation surviennent lorsque : |
|---|
| les aliments non consommés sont renvoyés en cuisine et doivent être éliminés |
Le programme Food Rescue de Second Harvest met en relation les opérateurs de services alimentaires et les organisations à but non lucratif. Il met en place des réseaux afin de créer des utilisations mutuellement bénéfiques et durables pour les surplus alimentaires.
Principaux conseils pour réduire le gaspillage alimentaire dans les restaurants
- Surveillez les ventes et ce que les clients laissent le plus souvent dans l’assiette pour adapter le menu.
- Ne mettez dans l’assiette que ce dont vous avez besoin et conservez le reste pour que les invendus puissent être donnés à des organismes de secours alimentaire.
- Veillez au contrôle des portions et utilisez des assiettes plus petites si nécessaire.
- Permettez au personnel de cuisine d’être attentif aux moyens de réduire la nourriture qu’il gaspille pendant la préparation.
- Concevez des menus qui utilisent les ingrédients de manière croisée.
- Faites tourner, étiquetez et datez vos stocks.
- Surveillez les déchets de préparation et soyez attentif aux possibilités de réutilisation, par exemple du pain vieux d’un jour comme croûtons.
- Utilisez des produits saisonniers et frais et faites circuler vos ingrédients.
- Informez vos clients de vos initiatives de réduction des déchets et des autres moyens que vous utilisez pour vous efforcer d’être plus durable et respectueux de l’environnement.


Too Good To Go : mettre fin au gaspillage alimentaire
Fondée au Danemark en 2016 et désormais présente dans 15 pays, Too Good To Go propose une plateforme de marché à l’aide d’une application qui met en relation les consommateurs avec des restaurateurs et des épiceries disposant de surplus alimentaires. Elle a été lancée à Toronto et est en train de se développer dans tout le Canada.
Plutôt que de jeter la nourriture à la fin de la journée, les articles sont emballés par les entreprises dans des sacs surprises vendus au tiers du prix de détail, et les consommateurs munis de l`application viennent les récupérer à une fenêtre de ramassage définie. L’approche du sac surprise répond à la nature imprévisible du gaspillage alimentaire. Elle offre la possibilité de sauver tous les aliments, y compris les aliments préparés et les repas, qui seraient autrement gaspillés.
« Les exploitants sont gagnants parce qu’ils réduisent le gaspillage alimentaire, génèrent des revenus supplémentaires grâce à des aliments qui auraient autrement été gaspillés, et attirent un nouveau consommateur dans leur établissement. »
Sam Kashani, directeur national pour le Canada de Too Good To Go
« Les exploitants sont gagnants parce qu’ils réduisent le gaspillage alimentaire, génèrent des revenus supplémentaires grâce à des aliments qui auraient autrement été gaspillés, et attirent un nouveau consommateur dans leur établissement », explique Sam Kashani, directeur national pour le Canada de Too Good To Go. « Les consommateurs sont gagnants parce qu’ils obtiennent des aliments délicieux à un bon prix et profitent de la protection de l’environnement en réduisant le gaspillage alimentaire. »
En utilisant l’application, les consommateurs découvrent leurs quartiers, trouvent de nouveaux endroits à essayer et peuvent aussi devenir des clients réguliers. La compagnie rapporte que 76 % des clients de Too Good To Go finissent par revenir pour faire d’autres achats à prix plein.
Une fois que les restaurants s’inscrivent sur la plateforme, ils obtiennent un accès immédiat via le tableau de bord MyStore et peuvent gérer leur surplus l’approvisionnement via n’importe quels smartphone, tablette ou ordinateur. Too Good To Go gère l’ensemble du service clientèle et le transfert des fonds. L’application Too Good To Go est disponible en téléchargement pour iOS dans l’App Store d’Apple et Google Play pour Android.
Autres ressources utiles pour vous aider à réduire les déchets alimentaires des restaurants :
- Taking stock : Réduire les pertes et gaspillages alimentaires au Canada. Un rapport de juin 2019 d’Environnement et Changement climatique Canada.
- Le ministère de l’Environnement et de la Stratégie de changement climatique de la Colombie-Britannique a élaboré une trousse à outils pour la prévention des déchets alimentaires dans les services alimentaires afin de soutenir la réduction des déchets alimentaires dans l’industrie de la restauration.
- The Avoidable Crisis of Food Waste est un rapport et une feuille de route compilés par Second Harvest et VCMI.
- Leanpath et Winnow Solutions offrent une gamme de ressources, y compris des plateformes d’analyse logicielles et des technologies de compteurs de poids intelligents qui sont utilisées par certains fournisseurs de services alimentaires canadiens pour suivre et identifier les possibilités de réduire les déchets alimentaires.
- Leaders in Environmentally Accountable Foodservice propose des programmes qui incluent l’évaluation des actions visant à réduire le gaspillage alimentaire dans les restaurants.
Avec l’arrivée des jours plus frais, se préparer à un retour à la restauration intérieure est une pratique annuelle dans le secteur de services alimentaires. L’automne est le moment de commencer à réduire les activités des terrasses et d’introduire plus d’articles de menu qui utilisent au mieux la générosité de la récolte.
C’est également un bon moment pour revoir les procédures opérationnelles, selon le consultant Lionel Morey de Vancouver Island Hospitality Consulting. « Pourquoi ne pas lancer une conversation avec votre représentant des services alimentaires de confiance pour lui demander son avis sur les tendances, les idées ou les nouveaux produits? J’ai parlé à un gérant qui était ravi que son représentant lui ait parlé d’abandonner les bougies à combustible liquide pour ses tables pour des bougies rechargeables – un coût initial qui a été amorti en moins d’un hiver. »
La fin de l’été est généralement synonyme de grands changements de personnel, car de nombreux employés retournent à l’école ou s’engagent dans d’autres changements de vie. Examinez attentivement le nombre de membres de l’équipe dont vous aurez besoin en fonction de vos prévisions de ventes, puis déterminez combien vous devez en embaucher et quand vous devez commencer à les former. Raccourcissez légèrement les heures de travail pour retenir davantage de personnel clé pendant les temps morts et éviter de payer des heures supplémentaires.

La période des terrasses touche à sa fin, que faire?
Créez une liste de contrôle de ce qu’il faut faire pour l’entreposage hivernal des meubles, des pots de fleurs et des stands/bars/stations d’appoint extérieurs. « J’ai une cliente qui fait don de ses fleurs à un établissement local pour personnes âgées qui a de la place pour elles et elle les récupère au printemps – un gain pour tout le monde ! Pour les meubles, n’oubliez pas de vérifier les spécifications du fabricant en matière de nettoyage et de stockage. La règle de base est la suivante : nettoyer/sécher/empiler/stocker idéalement dans une pièce chaude et à humidité contrôlée », explique M. Morey.
Pensez à une terrasse couverte et chauffée. C’est un excellent moyen d’attirer les clients qui ne sont pas prêts à retourner à l’intérieur, explique Jenny Companion, vice-présidente des opérations orientales de l’agence de conseil en hôtellerie The Fifteen Group. « Cela offre également plus d’options aux exploitants en cas de changement des restrictions concernant les repas à l’intérieur. »
Si votre trafic ralentit à l’automne, la saison est le moment idéal pour programmer un nettoyage en profondeur et effectuer des réparations, des améliorations et un entretien saisonnier. Pensez également aux petits détails, comme la mise à jour de votre liste d’écoute musicale, l’audition de spectacles en direct et l’essai d’un nouveau plan de table.
Le changement est dans l’air
L’automne peut être le moment idéal pour envisager de modifier le style et la disposition des sièges, dit Mme Companion. « Remplacer les sièges fixes par des chaises et des tables plus flexibles peut être un bon moyen d’accueillir plus d’invités et un investissement intelligent pour l’automne et les températures plus fraîches lorsque les invités choisissent l’intérieur. Être flexible si les restrictions changent sera un atout pour les opérateurs. »
« Remplacer les sièges fixes par des chaises et des tables plus flexibles peut être un bon moyen d’accueillir plus d’invités et un investissement intelligent pour l’automne. »
Jenny Companion, vice-présidente des opérations orientales, The Fifteen Group
C’est aussi le moment de commencer à penser au retour des grands groupes et des célébrations de la saison des fêtes, dit Mme Companion. « Être préparé est la clé pour vendre ce type d’activité et capitaliser sur les opportunités. »
Mettez en valeur les fruits de la récolte
Il n’est jamais trop tôt pour commencer à planifier un menu d’automne construit autour de quelques considérations clés :
- Les fruits et légumes d’origine locale/régionale, l’essence de la fraîcheur et du bon.
- Les plats classiques de réconfort comme le macaroni au fromage.
- Les desserts à base de fruits de saison – tartes, puddings, cobblers, etc.
- L’incorporation d’épices savoureuses qui réchauffent et impressionnent.
- Annoncer vos menus d’automne sur les médias sociaux.
N’oubliez pas qu’une tête de chou-fleur à 3 $ se transforme en une tête à 7 $ en janvier, alors aiguisez votre crayon et calculez les coûts en fonction des chiffres de pointe que vous verrez. « Impliquer vos fournisseurs dans ces conversations peut vous éviter bien des soucis », conseille M. Morey.
Rechargez vos batteries!
Si vous êtes une entreprise saisonnière et que l’automne et l’hiver sont vos temps morts, profitez-en pour trouver cet insaisissable équilibre entre vie professionnelle et vie privée. « Envoyez votre chef cuisinier en voyage de recherche et développement pour voir ce qui est à la mode, planifiez une sortie pour la direction qui soit à la fois amusante et légère, et éloignez-vous de votre entreprise autant que possible pour diminuer la fatigue et l’épuisement professionnel si souvent associés aux restaurants », dit M. Morey.
Détendez-vous un peu
Préparez-vous pour les jours (et les nuits !) où les restrictions seront levées et où les gens pourront à nouveau se réunir à l’intérieur. Les pubs ont du succès avec une soirée ouverte aux amateurs de musique ou un spectacle comique, les restaurants ont des promotions originales que les clients adorent, comme « tirez à pile ou face et vous payez double ou rien », ou font des défis alimentaires, dit M. Morey.
« Les salons de cocktail haut de gamme peuvent proposer une boisson spéciale « choix du croupier » ou inviter des experts du secteur pour une soirée amusante de questions-réponses avec les clients ou, plus généralement, avec d’autres personnes du secteur. Les offres de fin de soirée se développent également rapidement, alors laissez vos équipes impliquer les employés les plus juniors dans ces promotions et ils bénéficieront à la fois de l’expérience et de la camaraderie – un véritable exercice de consolidation d’équipe. »

Considérations pour les restaurants sur la pandémie COVID-19
Avec COVID-19, il y a beaucoup plus à prendre en compte, et une planification minutieuse et une attention aux détails sont encore plus cruciales.
- Divers organismes de santé, dont le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail, recommandent que tous les clients soient séparés d’au moins deux mètres (six pieds). Lorsque cela n’est pas possible, certaines tables et chaises peuvent être signalées comme non utilisables.
- Dans la mesure du possible, séparez les bancs des clients à l’aide de barrières physiques telles que du plastique acrylique transparent ou du plexiglas. Des séparateurs de table temporaires peuvent être installés pour faciliter la distanciation sociale dans les restaurants où les places sont communes ou les tables sont plus grandes.
- Créez une séparation entre les postes d’action et les cuisines ouvertes. Séparez les clients de l’équipe de cuisine ou de service à l’aide de séparateurs hauts et transparents si la distance entre le client et le personnel est inférieure à deux mètres.
- Installez des barrières physiques, telles que des pare-haleine et des séparations, en particulier dans les zones où il est difficile pour les individus de rester à au moins deux mètres de distance. Les barrières peuvent être utiles dans les cuisines des restaurants et aux caisses automatiques, aux stands des hôtes ou aux zones de ramassage des aliments où il est difficile de maintenir une distance physique.
- Pour que les gens puissent parler aussi calmement que possible et réduire la transmission d’aérosols, réduisez autant que possible les niveaux de bruits, notamment en éteignant ou en baissant le volume de la musique de fond. Suspendez la musique et les spectacles en direct.
- Aménagez les zones de prise de commandes de manière à laisser la plus grande distance possible (minimum deux mètres) entre les clients et les employés. Utilisez des marquages au sol pour plus de clarté.
- Modifiez les tablettes de paiement pour qu’elles aient de longues poignées afin d’aider les employés et les clients à maintenir une plus grande distance.


Penser à l’avenir
- Proposez un service au volant, des plats à emporter ou des options de livraison, le cas échéant.
- Demandez aux clients d’attendre dans leur voiture ou à l’écart de l’établissement en attendant de récupérer les aliments ou d’être assis.
- Informez les clients des protocoles de ramassage des aliments et de repas sur votre site web et sur des panneaux.
- Découragez les salles d’attente bondées en utilisant des applications téléphoniques, des textos ou des panneaux pour avertir les clients lorsque leur table est prête.
- Envisagez la possibilité pour les clients de commander à l’avance afin de limiter le temps passé dans l’établissement.
- Prévoyez, si possible, une zone d’attente à l’extérieur, si le temps le permet.
- Remplacez les menus traditionnels par des menus laminés faciles à désinfecter ou par des feuilles de papier à usage unique.
- Suspendre temporairement les options de libre-service qui nécessitent l’utilisation d’ustensiles communs, comme les bars à salades, les bars à petit-déjeuner ou les buffets.
- Fournissez des guides physiques, tels que du ruban adhésif sur les sols ou les trottoirs et des panneaux, pour vous assurer que les personnes restent à l’écart, en particulier lorsque des files d’attente se forment.
- Placez les couverts, les condiments, les serviettes et autres articles derrière un comptoir et disponibles sur demande plutôt que dans des distributeurs communs.
Masques
La santé et la sécurité restent très importantes dans l’esprit du consommateur. Il est important de suivre les directives provinciales et municipales et d’afficher et de communiquer vos actions à vos clients, dit Mme Companion. « Au-delà de cela, l’essentiel est de rester diligent dans l’application de ces restrictions pour la sécurité de votre personnel. »
Le CCHST recommande à tous les exploitants de services alimentaires de mettre en œuvre une politique de port de masque. Exiger des employés qu’ils portent correctement des masques bien construits et bien ajustés. Les masques doivent couvrir le nez, la bouche et le menton sans espace.
Vaccins
- Encouragez les employés à recevoir le vaccin COVID-19 dès qu’il est admissible et disponible dans votre région.
- Partagez des informations supplémentaires sur le vaccin en les affichant dans vos locaux ou en les partageant par voie électronique.
Autres ressources sur le COVID :
- Guide de reprise rapide suite à la COVID-19 de Restaurants Canada
- Suivi de la réouverture de Restaurants Canada
- Ressources sur la santé et la sécurité aux restaurants avec COVID-19 de CCHST
- Considérations pour les exploitants de restaurants et bars selon le CDC
Le déjeuner toute la journée? Nous pouvons remercier les médias sociaux d’avoir popularisé cette tendance. Il y a quelques années, une tempête sur Twitter a aidé McDonald’s Canada à décider que le « déjeuner toute la journée » était là pour rester.
Et qui sont ces clients sur Twitter? Ceux de la génération Y, bien sûr. Les plus jeunes parmi eux en particulier, aussi appelés les « trailing millennials », changent la donne dans les services de restauration. Une étude de grande envergure sur les habitudes alimentaires des Canadiens, de grande envergure, menée par Ipsos Canada, montre que les personnes de la génération Y « consomment de petits repas tout au long de la journée selon leurs besoins ». Ils sont à la recherche de solutions alimentaires correspondant à leur mode de vie non conventionnel. Selon l’étude d’Ipsos, ils « font les choses à des moments qu’ils choisissent eux-mêmes. Ils n’ont jamais connu les « fermé le dimanche », ils achètent quand ils le veulent et nombre d’entre eux travaillent dans des conditions qui satisfont à leurs besoins d’avoir leur propre emploi du temps ».
«( La génération Y) font les choses à des moments qu’ils choisissent eux-mêmes. Ils achètent quand ils le veulent et nombre d’entre eux travaillent dans des conditions qui satisfont à leurs besoins d’avoir leur propre emploi du temps ».
Ipsos Canada
Les exploitants des services alimentaires, et pas seulement McDonald’s, s’en sont aperçu et adaptent leur offre à ces attentes.
Au Canada et aux États-Unis, la cohorte de la génération Y est maintenant aussi nombreuse que celles des bébés boomers, selon Statistiques Canada. Elle est aussi, de loin, la partie la plus importante de la population active. Ces chiffres sont significatifs et soulignent l’importance de prendre en compte la démographie dans un 21e siècle de « post croissance ».
Pour écrire son livre « A Taste of Generation Yum: How the Millennial Generation’s Love for Organic Fare, Celebrity Chefs, and Microbrews Will Make or Break the Future of Food, » Eve Turow Paul, qui fait elle-même partie de la génération Y, a passé près de 4 ans à consulter des travaux universitaires et à rencontrer ses pairs ainsi que des prescripteurs des tendances alimentaires comme Anthony Bourdain et Michael Pollan.

L’idée de ce livre lui est venue alors qu’elle observait des élèves de sa classe. « Une des filles en face de moi racontait qu’un établissement proposait chaque jour un yaourt glacé avec une saveur différente. Elle avait leur numéro de téléphone et les appelait quotidiennement pour savoir qu’elle était le parfum du jour. »
Cette observation lui a inspiré le début de ses recherches. À retenir!
Quoi?
La génération Y est la plus obsédée par la nourriture
La troisième loi de Newton stipule que pour toute action, il y a une réaction égale et opposée. Après tout le temps passé sur l’écran de leur téléphone ou d’autres appareils, il n’est pas surprenant que la génération Y soit à la recherche de choses plus tangibles, réelles et palpables.
Pourquoi?
La génération Y est au centre de la collision entre des facteurs positifs et négatifs.
Le côté négatif : cynisme politique et récession économique durable. Le côté positif : accès sans cesse croissant à des technologies et de l’information. Le résultat est mitigé et quelque peu contradictoire. De nombreuses études ont constaté dans la génération Y un fort niveau d’anxiété, de dépression et de tendances suicidaires. Cependant, l’accès à la technologie et aux médias sociaux leur donne le goût de l’autonomie, de la communauté et du contrôle dont ils souhaitent disposer.
Et maintenant?
Eve Turow Paul le dit franchement : « Je pense que nous devons permettre à la génération Y d’apposer sa propre marque sur l’alimentation. Nous devons en faire quelque chose de tendance. Je ne pense pas que ce soit une génération de personnes qui souhaitent juste faire le bien ; je pense qu’ils sont narcissiques et se préoccupent d’abord de leurs propres intérêts. Je pense que nous nous efforçons de créer notre propre marque. »
Ce que mangent, ou ne mangent pas, les personnes de la génération Y est autant une part de leur identité que les réseaux sociaux auxquels elles se connectent. Les étiquettes « produits locaux, bio, sans gluten, OGM, producteur unique, biodynamique, végane, élevé en plein air, paléo, commerce équitable » sont de puissants attracteurs pour ce groupe.
Vous vous demandez comment mieux aborder ce groupe? Il n’y a pas de solution unique. Selon Environics Analytics, ce groupe est en fait très hétéroclite. Au-delà du « je vis chez mes parents » et du « j’ai quitté le nid », il existe parmi eux plus d’une douzaine d’archétypes uniques, qu’ils soient culturels, ethniques, éducationnels, moraux ou économiques.

La génération Y adore la technologie
Ils ont cependant en commun la technologie. 90 % d’entre eux possèdent un téléphone intelligent, un chiffre significativement plus élevé que les Canadiens plus âgés. C’est pourquoi il est essentiel pour les restaurants de créer une présence en ligne où les clients peuvent facilement trouver leur menu.
La plateforme tout-en-un Sociavore aide les exploitants de services alimentaires indépendants à gérer leur activité de restauration en ligne – de la présence professionnelle sur le web à la commande, aux commentaires des clients, aux paiements et aux analyses – afin qu’ils puissent atteindre cette cohorte technophile.
Conseils essentiels pour que les restaurateurs attirent la génération Y
- Faites de votre marque leur marque. Les personnes de la génération Y veulent être leur propre marque. Essayez d’établir un lien entre votre offre et leur personnalité.
- Soyez actifs sur les médias sociaux. La génération Y est la plus active sur les médias sociaux et est très versée dans la technologie.
- Éveillez votre conscience sociale. La génération Y est très sensible aux causes sociales et à la provenance des aliments.
- Procurez une expérience mémorable. La génération Y est à la recherche d’expérience alimentaire. La texture, le goût et l’aspect sont importants pour la vente.